Au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle, les agriculteurs ressentent le besoin de s'organiser collectivement pour faire face aux difficultés liées à la destruction de leurs biens, de leurs récoltes ou à la perte de leur bétail.

© Laurence Figoni-Berthier - Crédit: CCMSA
Ils créent les premières mutuelles locales dont l'existence est consacrée par une loi du 4 Juillet 1900. Naît alors la branche aînée de la Mutualité agricole, les Assurances mutuelles agricoles (AMA).
Mais les véritables assurances sociales sont instituées par une loi de 1928, modifiée en 1930.
L'assujettissement de tous les salariés et la participation des employeurs sont rendus obligatoires pour les risques maladie, maternité, décès
et vieillesse. Sur cette base, et avec l'institution des allocations familiales pour les salariés en 1936 puis pour les exploitants en 1939, se met en place ce qui va devenir la branche sociale de la Mutualité agricole.
A partir de 1940, sous la tutelle du ministère de l'Agriculture, la MSA est confirmée officiellement en tant qu'organisme professionnel dont la mission est de gérer l'ensemble des risques sociaux des assurés agricoles. Avec l'ordonnance du 4 octobre 1945 qui affirme le principe de l'universalité de la sécurité sociale et prévoit le maintien de la pluralité des régimes, la MSA poursuit son action dans le milieu agricole. Le système électif se met en place en 1949. Elle est ainsi gérée de façon démocratique et professionnelle.
Dans les décennies qui suivent, la MSA agit pour l'amélioration de la couverture sociale de ses ressortissants, salariés ou non salariés, en élargissant son champ de couverture à de nouvelles branches. Ainsi de 1951 à 1958, se met progressivement en place l'assurance vieillesse pour les salariés agricoles, puis en 1952, pour les exploitants.
En 1960, c'est l'action sanitaire et sociale qui est instaurée, et un an après, en 1961, l'AMEXA (assurance maladie des exploitants agricoles). Quelques années plus tard, en 1966, c'est la création de l'AAEXA (assurance des accidents des exploitants agricoles) - avec liberté de choix de l'assureur - suivie en 1972 par celle du régime d'assurance obligatoire couvrant les accidents du travail, de trajet et les maladies professionnelles pour les salariés de l'agriculture.
Dernières avancées sociales obtenues : la réforme et la revalorisation de la couverture obligatoire des accidents du travail et des maladies professionnelles pour les non-salariés agricoles en 2002,
avec la mise en place d'un fonds de prévention des risques professionnels dont la gestion est confiée à la MSA ; enfin, en 2003, la création du régime de retraite complémentaire obligatoire pour les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole.